Réponse au Maire

CHERS  MONTCHANINOIS (ES)

A la réception du magazine municipal de janvier 2017, certains se sont sans doute réjouis, ce fut pour d’autres un choc, mais beaucoup ont dû prendre des médicaments afin de soulager leurs maux de tête.

En effet, des records pour cette publication ont été battus.

Lettre du Maire

Monsieur le Maire qui n’est pas un virtuose de la langue française, comme il le démontre à chacun de ses écrits, s’est particulièrement distingué cette fois là.

Qui peut, de bonne foi, prétendre avoir compris dans son intégralité la rubrique « le mot du maire  » ?

Avec un solide effort bien sûr – d’où le mal de tête -, on arrive à traduire ce qu’il veut dire… mais enfin , lorsque l’on a des phrases du genre : « interrogeons-nous sur notre manière d’être au monde »

Ou encore :« de quelle manière nous devons-nous d’être au monde ? »

Pour rehausser et donner de l’importance à ses textes, le croit-il du moins, il emploie des citations. Pour ce faire, il s’appuie sur des érudits qu’il n’a vraisemblablement jamais étudiés et dont il a trouvé le CV dans un dictionnaire qui traînait là par hasard, pensant par ce biais, épater la galerie.

Pour le Maire, ceux qui – sans doute –  manquent cruellement de connaissances, sont dans l’obligation de le remercier pour sa belle leçon de littérature qu’il vient, une fois de plus, de délivrer en révélant l’existence du grand fabuliste du VIème  siècle avant JC que fut Ésope.

Puisque nous parlons fabuliste, nous pouvons parler aussi de fabulations, voire d’affabulations. Pour ce faire, faisons donc une analyse objective du chapitre « expression des élus » reproduit intégralement ci-dessous par copie.

expression élus 01 2017

Dans ce domaine, le Maire, grand pourvoyeur de leçons, manie ses fabulations et ses affabulations avec une rare dextérité.

Ce texte nauséeux, résulte d’une plume où le manque de hauteur de vues le dispute au manque d’intégrité.

Dans un premier temps, on assiste à une commisération indécente où l’on retrouve toutes la bassesse et l’ignominie de l’auteur de l’article.

Puis, vient le temps des mensonges.

Par exemple, comme affirmer que l’élu d’opposition ne consacre par suffisamment de temps aux dossiers ? Quel culot ! Alors que dans le même temps nous avons, et à maintes reprises, dénoncé le fait que seules de très rares commissions existent et que de ce fait, les élus d’opposition ne peuvent discuter de tous les projets. Il en est de même pour le suivi des travaux où ces mêmes élus ne sont jamais invités. Si le maire avait un sens développé de la démocratie et du ridicule, il n’agirait pas de cette façon et il inviterait les élus de l’opposition à travailler dans ces commissions et à participer au suivi des travaux.

Puis vient le temps des affabulations ou le récit inventé de toutes pièces.

Pour ce faire, le Maire endosse alors l’habit de médecin « qui lui va comme un tablier à une vache » selon l’expression du début du XIXème siècle, et, tel Hippocrate, – 460 – 377 avant JC – notre dictionnaire qui traînait là nous recommande plus d’un nom, mais par simplicité et pour éviter de donner des leçons, nous nous arrêtons à ce seul nom Ô combien célèbre.

Donc, le Maire, tel un grand professeur en médecine, diagnostique à l’encontre des élus de l’opposition la maladie de « la pensée magique ». Puis, fidèle à ses brillants prédécesseurs que furent M.Purgon et Thomas Diafoirus, vous savez…, les inventeurs de la maladie imaginaire : le foie ! la rate ! Et Toinette la servante, déguisée en médecin de répondre : mais non le poumon …, le poumon vous dis-je…, il explique avec force détails, toujours aux mêmes qui manquent cruellement de connaissances, le résultat de ses travaux.

N’en doutez-pas, pour lui,

le Prix Nobel de médecine est un objectif atteignable…

Rassurez-vous cependant, il n’a aucune chance de  l’obtenir,

pas plus que celui de littérature d’ailleurs.

Pour le réconforter dans le malheur qui le frappe, nous lui indiquons que la S A C D, Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques, décerne chaque année le prix de la bêtise. « Bêtise avec un grand C » selon la célèbre expression de Jacques Prévert.

Nous tenons à sa disposition l’adresse de cette association.

De plus, il ne peut alors s’empêcher de produire une maxime de son cru puisque non signée : « quand on a rien à dire, on le dit bien fort ». Comment voulez-vous, lorsque l’on n’a rien à dire, émettre la moindre parole ? Un enfant de 5 ans comprendrait la chose.

Il serait plus intelligent de dire : « quand on a rien à dire, on ferme sa G….. ».

Pour ce qui le concerne, nous lui suggérons la maxime suivante : 

« Quand on a rien à proposer de bien ni de beau pour sa commune, on s’abstient et on écoute ceux qui ont des idées »

Un psychologue ne résoudrait en aucun cas son problème.

Seul, un psychiatre serait, peut-être, en mesure d’y parvenir.

Pour cela, et afin de soulager l’humanité souffrante, nous l’avertissons de ne pas attendre la fin des travaux de la MSP et nous lui conseillons vivement d’en consulter un au plus vite sous peine d’irréversibilité de son état préoccupant.

Si par hasard – blessé dans son amour-propre qui ne serait rien d’autre que de l’arrogance – il ne tenait pas compte de nos judicieux conseils, nous pourrions lui soumettre alors ce proverbe du XVIème siècle :

« A laver la tête d’un âne on y perd sa lessive ».